Deux ans après le sommet fondateur de Niamey, le 6 juillet 2024, la Confédération des États du Sahel (AES), qui réunit le Mali, le Burkina Faso et le Niger, célèbre son deuxième anniversaire. Après une année 2025 marquée par des ruptures symboliques, les dirigeants sahéliens présentent 2026 comme l'année de la consolidation et de la « preuve ».
D'une alliance de défense à une confédération
Née en septembre 2023 sous la forme d'un pacte de défense mutuelle, l'Alliance des États du Sahel s'est transformée en confédération lors du sommet de Niamey de juillet 2024. Depuis, les trois pays ont multiplié les symboles d'une identité commune : drapeau confédéral, passeport de l'AES, chaîne de télévision dédiée et projets d'institutions partagées, autant de jalons d'un projet souverainiste assumé.
2026, l'année de la consolidation
Après l'année des ruptures fondatrices, les autorités des trois États affichent pour 2026 des priorités centrées sur la sécurité, la souveraineté et la refondation de l'État. L'enjeu, pour la Confédération, est désormais de démontrer la viabilité concrète de son projet : opérationnalisation des institutions communes, coopération militaire renforcée face aux groupes armés et avancées vers une intégration économique effective entre les trois pays.
La question monétaire au cœur du projet
Parmi les chantiers les plus scrutés figure la sortie annoncée de la zone franc CFA et la création d'une monnaie commune sahélienne. Ce dossier, à la fois technique et hautement politique, cristallise les ambitions de souveraineté de l'AES comme les interrogations sur sa faisabilité. Pour les populations des trois pays, l'année en cours doit surtout se traduire par des résultats tangibles en matière de sécurité et de conditions de vie.