Le comité chargé de surveiller la mise en œuvre de l'accord de paix entre la République démocratique du Congo et le Rwanda a fait état de progrès jugés limités, dans un contexte où l'est du pays demeure le théâtre de violences persistantes. Les appels à un cessez-le-feu durable se multiplient sur la scène régionale et internationale.
Un accord dont l'application patine
Conclu pour mettre fin à des années d'hostilités dans l'est de la RDC, l'accord de paix prévoit un ensemble de mesures de désescalade et de retrait. Mais son comité de surveillance constate que les engagements pris tardent à se concrétiser sur le terrain, où les affrontements et les violations des droits humains continuent d'affecter durement les populations civiles du Nord-Kivu et du Sud-Kivu.
Une situation humanitaire toujours préoccupante
Les Nations unies ont documenté, sur une période de six mois, près de 2 000 violations des droits humains liées au conflit, la rébellion de l'AFC/M23 en demeurant le principal auteur présumé. Les déplacements massifs de population, les violences sexuelles et l'insécurité alimentaire aggravent une crise humanitaire déjà parmi les plus lourdes du continent, malgré la mobilisation des organisations d'aide.
La pression diplomatique se maintient
Sur le plan diplomatique, plusieurs voix, dont celle de l'Afrique du Sud, appellent à un cessez-le-feu et à une reprise du dialogue. La RDC, qui assure par ailleurs la présidence tournante du Conseil de sécurité de l'ONU ce mois-ci, entend maintenir la pression pour que les engagements pris se traduisent enfin par une amélioration concrète de la situation dans l'est de son territoire.