L'épidémie de maladie à virus Ebola qui frappe la République démocratique du Congo et l'Ouganda mobilise désormais tout le continent. Déclarée urgence de santé publique de portée internationale, la flambée — due à la souche Bundibugyo — a conduit l'Organisation mondiale de la santé et les CDC-Afrique à lancer un plan commun de riposte, tandis qu'un essai clinique suscite de nouveaux espoirs.
Une épidémie sous haute surveillance
Depuis la déclaration d'urgence sanitaire internationale, mi-mai 2026, l'épidémie a continué de progresser dans l'est de la RDC. Plus de 1 400 cas confirmés et plusieurs centaines de décès ont été recensés, dans un contexte compliqué par l'insécurité, les difficultés de traçage des contacts et l'absence de vaccin homologué contre cette variante particulière du virus, qui rend la riposte plus délicate qu'à l'accoutumée.
Une riposte coordonnée à l'échelle du continent
Pour enrayer la propagation, les CDC-Afrique et l'OMS ont lancé un plan commun de préparation et de riposte destiné à l'ensemble du continent, avec l'objectif de mobiliser des financements conséquents en soutien aux pays exposés. Cette approche continentale vise à renforcer la surveillance, à sécuriser les zones touchées et à appuyer les systèmes de santé fragilisés, alors que la région affronte simultanément d'autres urgences sanitaires.
L'espoir d'un essai clinique
Sur le plan médical, le lancement d'un essai clinique nourrit l'espoir d'outils thérapeutiques adaptés à cette souche du virus. Les autorités sanitaires congolaises ont par ailleurs fait état de plusieurs centaines de guérisons, signe que la prise en charge précoce sauve des vies. Mais la bataille reste entière : sécuriser l'accès aux malades et rétablir la confiance des communautés demeurent essentiels pour venir à bout de l'épidémie.