Dans l'Extrême-Nord du Cameroun, le chantier d'approvisionnement en eau potable de Maroua franchit une étape décisive. Le projet dit des « 9 villes » doit être achevé au cours de l'été 2026, avec la construction de nouvelles installations, un réservoir de stockage de 5 000 m³ et la densification du réseau de distribution, pour un apport supplémentaire de l'ordre de 15 600 m³ par jour.
Un chantier qui entre dans sa dernière ligne droite
Longtemps attendu par les habitants, le renforcement du réseau de Maroua vise à combler un déficit chronique en eau potable dans une ville en forte croissance. Les nouvelles unités de production et le réservoir de 5 000 m³ doivent sécuriser l'approvisionnement, tandis que la densification des canalisations permettra de desservir de nouveaux quartiers jusqu'ici mal raccordés. L'objectif affiché est une mise en service progressive dès la fin des travaux.
Un besoin vital dans une région sous tension
Dans l'Extrême-Nord, l'accès à l'eau potable demeure un enjeu majeur, aggravé par la pression démographique, l'accueil de populations déplacées et les aléas climatiques. Chaque mètre cube supplémentaire compte pour réduire la corvée d'eau, limiter les maladies d'origine hydrique et soulager les ménages les plus vulnérables. Le projet s'inscrit dans une stratégie plus large de rattrapage des infrastructures hydrauliques du Septentrion.
Le défi de la durabilité
Au-delà de la livraison des ouvrages, la réussite se jouera dans la durée : entretien des installations, régularité de la distribution et maîtrise des coûts pour les usagers. Les habitants attendent une eau disponible et abordable, gage de confiance envers les opérateurs publics. À Maroua comme dans le reste du Grand Nord, la sécurisation de l'accès à l'eau constitue un pilier du développement et de la stabilité sociale.