Le Cameroun affiche l'ambition de livrer près de 476 kilomètres de routes en 2026, malgré une pression budgétaire persistante. Parmi les chantiers phares du Septentrion figure la réhabilitation complète des 242 kilomètres reliant Ngaoundéré à Garoua, un axe stratégique pour désenclaver le Grand Nord et fluidifier les échanges entre l'Adamaoua et la région du Nord.
Un axe vital pour le Grand Nord
Reliant l'Adamaoua au Nord, la route Ngaoundéré–Garoua constitue une artère essentielle pour le transport des personnes et des marchandises. Sa dégradation renchérit les coûts logistiques et allonge les temps de trajet, pénalisant commerçants, agriculteurs et transporteurs. Sa réhabilitation doit améliorer la sécurité routière et soutenir les échanges économiques dans une zone charnière du corridor septentrional.
Des ambitions confrontées à la contrainte budgétaire
Le programme routier 2026 s'inscrit dans un contexte financier tendu, marqué par la persistance des dettes de l'État envers les entreprises du secteur. La tenue des délais dépendra de la mobilisation effective des financements et de la régularité des paiements aux prestataires. Les autorités mettent en avant la priorité accordée aux axes structurants, dont plusieurs concernent directement le Septentrion.
Des retombées attendues sur le terrain
Pour les populations, l'enjeu est concret : des routes praticables en toute saison, un accès facilité aux marchés, aux écoles et aux centres de santé. La réussite du chantier Ngaoundéré–Garoua sera aussi un test de la capacité de l'État à mener à bien de grands travaux dans le Grand Nord. Au-delà des kilomètres livrés, c'est la fiabilité des infrastructures qui conditionnera l'essor économique de la région.