Face à la multiplication des flambées épidémiques sur le continent, l'alliance mondiale pour les vaccins, Gavi, prévoit d'investir 2,2 milliards de dollars dans les vaccins contre les maladies sensibles au climat, notamment le choléra et le paludisme. Un effort financier majeur, alors que plusieurs pays africains affrontent simultanément des épidémies aux conséquences meurtrières.
Des épidémies aggravées par le climat
Choléra, paludisme, rougeole : plusieurs maladies infectieuses connaissent une recrudescence liée en partie aux dérèglements climatiques, qui favorisent la prolifération des vecteurs et la contamination des points d'eau. Du Soudan du Sud à la Somalie, en passant par plusieurs pays d'Afrique de l'Est, les systèmes de santé sont mis à rude épreuve par des flambées qui se superposent et compliquent la riposte des autorités sanitaires.
Un investissement massif dans la vaccination
La montée en puissance de la production mondiale de vaccins — passée d'environ 30 millions à 80 millions de doses annuelles pour le seul choléra oral entre 2022 et 2025 — traduit une mobilisation accrue. L'engagement de Gavi vise à sécuriser l'accès de ces vaccins aux populations les plus exposées, en soutenant l'approvisionnement, la chaîne du froid et les campagnes de vaccination dans les pays à faibles revenus.
Le défi de l'accès et de la confiance
Au-delà des financements, l'efficacité de la riposte dépendra de la capacité à acheminer les vaccins jusqu'aux communautés isolées et à convaincre les populations d'y recourir. Renforcement des systèmes de santé, formation du personnel et lutte contre la désinformation demeurent des conditions essentielles. Pour de nombreux pays africains, la prévention vaccinale apparaît comme un investissement décisif pour endiguer des épidémies appelées à se multiplier avec le changement climatique.