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Afrique centrale

RDC : l'AFC/M23 rejette la médiation burundaise, la crise politique s'enlise

Institutions et vie politique en Afrique centrale, illustration

Le règlement de la crise congolaise marque le pas. L'AFC/M23 a rejeté ce 7 juillet la médiation burundaise engagée pour tenter de dénouer la situation dans l'Est de la République démocratique du Congo, où le mouvement armé, appuyé selon l'ONU par le Rwanda, contrôle toujours de vastes portions du Nord-Kivu et du Sud-Kivu.

Des visées politiques documentées par l'ONU

Un récent rapport du Groupe d'experts des Nations unies souligne que l'AFC/M23 ne se contente plus d'objectifs militaires : le mouvement poursuit un projet d'expansion et de consolidation territoriales et milite pour une reconnaissance officielle, avec pour horizon un projet baptisé « République fédérale du Congo ». Cette ambition fédéraliste, incompatible avec l'ordre constitutionnel congolais, complique toute perspective de négociation et nourrit la méfiance de Kinshasa envers les initiatives régionales.

Des médiations qui se cherchent

Le rejet de la médiation burundaise intervient alors que plusieurs canaux diplomatiques restent ouverts, de la facilitation de l'Union africaine aux consultations menées à Bujumbura sur la crise constitutionnelle. La coalition d'opposition C64 a annoncé un point de presse pour le 9 juillet à l'issue de la médiation de l'Union africaine, signe que la classe politique congolaise cherche encore les termes d'un dialogue crédible. Sur le terrain religieux, l'archevêque de Kinshasa, le cardinal Ambongo, a appelé les fidèles à la vigilance face aux manœuvres politiciennes.

Une population prise en étau

Pendant que les acteurs politiques et armés s'observent, les populations de l'Est continuent de payer le prix fort : déplacements massifs, insécurité alimentaire et effondrement des services de base dans les zones sous contrôle rebelle. Les partenaires régionaux et internationaux redoutent qu'un enlisement prolongé ne consolide une partition de fait du pays. La reprise d'un processus de paix inclusif, associant Kinshasa, les groupes armés et les États voisins, apparaît plus que jamais comme la seule issue durable.

⚠️ Article rédigé par la rédaction de Le Sahel TV