Novak Djokovic a encore repoussé les limites. Le Serbe a remporté mardi le quart de finale le plus long de l'histoire de Wimbledon, en dominant le Canadien Félix Auger-Aliassime 7-6 (12/10), 3-6, 6-3, 6-7 (4/7), 7-6 (10/4), au terme de 5 heures et 15 minutes d'un combat homérique. Il affrontera le numéro un mondial Jannik Sinner pour une place en finale.
Un marathon d'anthologie sur le Centre Court
Deux jeux décisifs étirés jusqu'à 12/10 puis 10/4, un quatrième set perdu au bout du suspense, des échanges d'une intensité rare : le duel entre Djokovic et Auger-Aliassime restera comme l'un des grands moments de cette quinzaine. À bientôt 39 ans, le Serbe a puisé dans ses réserves physiques et mentales pour s'offrir une huitième demi-finale consécutive sur le gazon londonien, confirmant une longévité sans équivalent dans l'histoire du jeu.
Sinner, la marche tranquille du numéro un
En face, Jannik Sinner avance avec la sérénité d'un tenant du titre. L'Italien a écarté l'Allemand Jan-Lennard Struff en trois manches, 7-5, 7-6, 6-3, sans jamais céder son service dans les moments chauds. Vainqueur de son premier Wimbledon l'an dernier après avoir dominé Djokovic en quart de finale, le numéro un mondial retrouve son rival dans un remake très attendu, cette fois au stade des demi-finales, programmées vendredi.
Une affiche aux allures de passage de témoin
Entre le recordman des titres du Grand Chelem et le chef de file de la nouvelle génération, la demi-finale de vendredi dépasse le simple enjeu sportif. Djokovic court après un ultime sacre majeur qui consoliderait sa légende, tandis que Sinner entend confirmer son emprise sur le circuit. Pour les amateurs de tennis du continent africain, où la discipline gagne du terrain, l'affiche promet une leçon de haut niveau entre deux générations d'exception.