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Cameroun — Politique

Législatives et municipales 2026 : le Cameroun toujours dans l'attente de la convocation du corps électoral

Institutions parlementaires, illustration de la vie politique camerounaise

Neuf mois après la présidentielle d'octobre 2025, la vie politique camerounaise reste suspendue à une décision : la convocation du corps électoral pour les élections législatives et municipales. Le mandat des députés, prorogé en mars 2025 jusqu'au 30 mars 2026, est arrivé à échéance, tout comme celui des conseillers municipaux, qui a pris fin le 31 mai 2026. L'hypothèse d'un nouveau report, évoquée par le chef de l'État dès le 10 février, se précise.

Un calendrier électoral sous tension

Depuis la réélection de Paul Biya avec 53,66 % des suffrages, l'attention s'est déplacée vers le renouvellement de l'Assemblée nationale et des exécutifs municipaux. Or, aucun décret de convocation n'a encore été publié, alors que les délais légaux imposent un intervalle minimum entre la convocation et la tenue du scrutin. Chaque semaine qui passe rend plus probable une nouvelle prorogation des mandats, un scénario déjà éprouvé en 2019 puis en 2025.

Les partis d'opposition en ordre dispersé

Dans l'attente, les formations politiques peaufinent leurs stratégies. L'opposition, sortie divisée de la présidentielle, tente de se réorganiser autour des enjeux locaux, tandis que le RDPC, fort de son maillage territorial, aborde l'échéance en position de force. Dans le Septentrion, où les questions de sécurité, d'infrastructures et d'accès aux services de base dominent les préoccupations, les élections municipales sont particulièrement attendues : elles conditionnent la décentralisation effective et les budgets d'investissement communaux.

La décentralisation, grande absente du débat

Pour de nombreux observateurs, l'incertitude électorale retarde des décisions cruciales pour les collectivités. Les communes, dont les organes délibérants siègent au-delà de leur mandat initial, hésitent à engager des projets structurants. Les partenaires du processus électoral plaident pour une clarification rapide du calendrier, condition de la sérénité du scrutin. En attendant, c'est ELECAM qui poursuit la révision des listes électorales, dernier indicateur tangible d'une échéance qui approche sans date officielle.

⚠️ Article rédigé par la rédaction de Le Sahel TV