Les perspectives économiques du continent pour 2026 se précisent. La Banque africaine de développement (BAD) prévoit une croissance de 4,2 % pour l'ensemble de l'Afrique, en léger repli par rapport à 2025. En Afrique centrale, la CEMAC vise pour sa part 3,4 %, une trajectoire soutenue par le secteur non pétrolier et par des cours du pétrole encore élevés.
Une croissance continentale en léger repli
Selon la BAD, l'Afrique devrait croître de 4,2 % en 2026, contre 4,4 % en 2025. Ce ralentissement modéré intervient dans un contexte de besoins de financement élevés et d'incertitudes sur l'environnement international. Le continent conserve toutefois un rythme d'expansion supérieur à la moyenne mondiale, porté par la demande intérieure, les investissements et le dynamisme démographique.
La zone CEMAC portée par le non-pétrolier
La Communauté économique et monétaire de l'Afrique centrale (CEMAC) table sur une croissance de 3,4 % en 2026, tirée notamment par l'agriculture et les travaux publics. Le Gabon, le Cameroun et le Tchad figureraient en tête des économies les plus dynamiques de la zone, avec des progressions proches de 3,7 %. Des prix du pétrole soutenus contribuent à la solidité des recettes budgétaires des pays producteurs de la sous-région.
L'intégration et les infrastructures comme relais
Pour consolider ces perspectives, la CEMAC met l'accent sur les grands projets d'infrastructures et l'intégration régionale, présentés comme des leviers de compétitivité et de développement du commerce intra-communautaire. La question du financement reste centrale : mobilisation de l'épargne, diversification des économies et maîtrise de l'endettement conditionneront la capacité de la région à transformer sa croissance en progrès partagé.