La Banque des États de l'Afrique centrale (BEAC) affiche des perspectives favorables pour les réserves de change de la CEMAC. L'institution table sur une hausse d'environ 25 % d'ici la fin 2026, portée par le recours aux eurobonds et par des cours du pétrole soutenus, malgré un ralentissement attendu de la croissance de la sous-région.
Des réserves de change en nette hausse
Selon la BEAC, les réserves de change de la Communauté économique et monétaire de l'Afrique centrale (CEMAC) pourraient atteindre près de 7 962 milliards de FCFA, soit environ 13,9 milliards de dollars, à fin 2026. Cette progression de l'ordre de 25 % s'appuie notamment sur deux émissions d'eurobonds et sur une amélioration du taux de couverture extérieure de la monnaie sous-régionale, qui passerait de 64,9 % à 68 %.
Le pétrole, moteur et facteur de risque
La banque centrale fonde ses projections sur un baril de référence autour de 87 dollars, dans un contexte international tendu marqué par une hausse des cours. Si cette envolée soutient les recettes d'exportation des pays producteurs, elle alourdit aussi la facture des importations de carburants et de gaz, la sous-région restant dépendante des produits pétroliers raffinés. L'équation reste donc à double tranchant pour les économies de la zone.
Une croissance attendue en repli
Sur le plan de l'activité, la BEAC anticipe un ralentissement de la croissance de la CEMAC en 2026, tout en soulignant une inflation maîtrisée et un franc CFA stable. La consolidation des réserves offre une marge de manœuvre, mais la diversification des économies, la maîtrise de l'endettement et le rapatriement des devises restent des chantiers clés pour asseoir durablement la stabilité financière de l'Afrique centrale.