L'épidémie d'Ebola qui frappe la République démocratique du Congo a franchi un seuil dramatique : le bilan dépasse désormais 500 morts, selon l'Organisation mondiale de la santé. Déclarée à la mi-mai, la 17e épidémie du pays est causée par le virus Bundibugyo et mobilise une riposte coordonnée à l'échelle du continent.
Un bilan qui s'alourdit
Selon un dernier point de l'OMS, l'épidémie d'Ebola en RDC a fait plus de 500 morts. Officiellement déclarée le 15 mai, il s'agit de la 17e épidémie recensée dans le pays. Elle est provoquée par le virus Bundibugyo, une souche pour laquelle il n'existe à ce jour ni vaccin homologué ni traitement spécifique, ce qui complique la prise en charge des malades et l'endiguement de la propagation.
Une riposte à l'échelle du continent
Face à la gravité de la situation, l'OMS et les CDC-Afrique ont mis en place un plan commun de riposte à Ebola pour l'ensemble du continent africain. Ce dispositif prévoit un appui aux équipes sur le terrain, la surveillance épidémiologique, la recherche des contacts et le renforcement des capacités de prise en charge, tout en maintenant la vigilance sur d'autres urgences sanitaires en cours.
D'autres épidémies sous surveillance
Au-delà d'Ebola, les autorités sanitaires africaines suivent plusieurs foyers actifs, dont la mpox, le choléra et la rougeole. Au Soudan, une nouvelle flambée de choléra a déjà fait de nombreuses victimes dans des zones affectées par la guerre. Ce cumul d'urgences met sous tension des systèmes de santé fragiles et souligne l'importance d'une réponse régionale coordonnée et durablement financée.