Dans l'Extrême-Nord du Cameroun, les autorités sanitaires intensifient la lutte contre le choléra après la confirmation de dix décès dans le département du Logone-et-Chari. Le ministre de la Santé publique a réuni vendredi à Maroua les responsables régionaux pour évaluer la situation, alors que 166 cas ont été recensés dans quatre districts de santé.
Un foyer concentré dans le Logone-et-Chari
Selon la délégation régionale de la santé publique, 166 cas ont été notifiés dans quatre districts sanitaires, avec dix décès enregistrés. Le Logone-et-Chari, département frontalier soumis à de fortes contraintes d'accès à l'eau potable et à l'assainissement, concentre l'essentiel des signalements. La saison des pluies, qui favorise la contamination des points d'eau, accroît le risque de propagation dans une zone déjà fragilisée par l'insécurité.
Une réunion d'évaluation à Maroua
Le ministre de la Santé publique a présidé vendredi une réunion d'évaluation avec les autorités régionales afin de coordonner la riposte. Au menu : renforcement de la surveillance épidémiologique, prise en charge des malades, approvisionnement en produits de traitement et sensibilisation des populations aux gestes d'hygiène. L'objectif affiché est d'enrayer rapidement la chaîne de transmission avant que l'épidémie ne s'étende à d'autres districts de la région.
Eau, hygiène et prévention au cœur de la réponse
Au-delà de la prise en charge médicale, les acteurs de la santé insistent sur la prévention : accès à l'eau potable, traitement de l'eau à domicile, lavage des mains et assainissement. Dans l'Extrême-Nord, où les infrastructures hydrauliques restent insuffisantes, la lutte contre le choléra se joue autant dans les centres de santé que dans les villages. La mobilisation communautaire est présentée comme déterminante pour contenir durablement la maladie.