Réunis à Ouagadougou, les responsables de la Défense et de la Sécurité de la Confédération des États du Sahel (AES) ont travaillé à l'harmonisation de leur dispositif de lutte contre le terrorisme. Le Burkina Faso, le Mali et le Niger placent la sécurité, la souveraineté et la refondation de l'État au cœur de leurs priorités communes pour 2026.
Une réunion ministérielle à Ouagadougou
Début juillet, une réunion consacrée à la sécurité au Sahel a rassemblé les représentants des trois pays membres de l'AES. Au menu des discussions : la mutualisation des moyens, la coordination des opérations et le partage du renseignement, dans le prolongement du projet de force unifiée annoncé par la Confédération. Les échanges visent à rendre plus cohérente une riposte jusque-là menée en ordre dispersé.
Mutualiser face à une menace transfrontalière
Les groupes armés qui sévissent dans la région opèrent souvent à cheval sur les frontières, exploitant les zones grises entre les trois pays. Pour les États de l'AES, seule une réponse coordonnée — patrouilles conjointes, échanges de renseignement, planification commune — permet de reprendre l'initiative. La mise en commun des capacités est présentée comme un levier pour desserrer l'étau sur les populations rurales les plus exposées.
Sécurité, souveraineté et refondation
Le Burkina Faso, le Mali et le Niger lient étroitement sécurité et souveraineté, revendiquant une maîtrise pleine et entière de leur défense. La montée en puissance des armées nationales, la réorganisation des dispositifs et l'affichage d'une autonomie stratégique participent d'un même projet de refondation de l'État. La capacité de la Confédération à traduire ces ambitions en résultats concrets reste l'enjeu majeur de l'année.