À l'occasion du deuxième anniversaire de la Confédération de l'Alliance des États du Sahel (AES), son président en exercice, le capitaine Ibrahim Traoré, a confirmé que les consultations avec la Communauté économique des États de l'Afrique de l'Ouest (CEDEAO) se poursuivent. Il a dressé un bilan de l'organisation et fixé de nouvelles priorités pour le Mali, le Burkina Faso et le Niger.
Un dialogue maintenu avec la CEDEAO
Le président en exercice de l'AES a indiqué que les échanges avec la CEDEAO se poursuivaient, malgré le retrait des trois États de l'organisation ouest-africaine. En amont, les experts du Mali, du Burkina Faso et du Niger avaient adopté à Ouagadougou un document-cadre stratégique destiné à harmoniser leurs positions et à préparer un argumentaire commun. L'objectif affiché est de définir les modalités d'une coexistence entre les deux ensembles régionaux, notamment sur la libre circulation des personnes et des biens.
Un bilan revendiqué de deux années
Deux ans après sa création, la Confédération se présente comme un pôle de coopération entre ses trois membres. Ses responsables mettent en avant les acquis en matière de coordination sécuritaire et de mutualisation des moyens face aux groupes armés. Le président en exercice a appelé à l'unité face aux pressions extérieures et souligné la volonté des trois pays de renforcer leur intégration, tout en revendiquant une trajectoire souveraine assumée.
Des priorités tournées vers la souveraineté
Pour la période à venir, l'AES a fixé des priorités centrées sur l'autodéfense collective, l'intégration économique, l'industrialisation, ainsi que la souveraineté énergétique et alimentaire. La libre circulation des personnes et des biens au sein de l'espace confédéral figure également parmi les chantiers. Ces orientations traduisent l'ambition des trois États de bâtir un cadre commun de développement, alors que la question sécuritaire reste au cœur de leurs préoccupations.