Dans l'Extrême-Nord du Cameroun, l'accalmie sécuritaire obtenue après plusieurs opérations militaires ouvre la voie à un retour progressif des populations. Dans l'arrondissement de Mayo-Moskota, des villages longtemps désertés à cause des exactions de Boko Haram voient revenir une partie de leurs habitants.
Des villages qui reprennent vie
Après des années de déplacements forcés, des localités comme Ldaoussaf, Kamdjiji, Vouzi ou Goledje enregistrent le retour progressif de familles qui avaient fui les violences. La sécurisation relative de la zone, à la suite des revers infligés aux combattants, redonne confiance à des populations décidées à retrouver leurs terres. Ce mouvement de retour reste toutefois fragile et étroitement tributaire de la stabilité sécuritaire.
La reprise des activités agricoles et commerciales
Le retour des habitants s'accompagne d'une relance timide des activités économiques. Champs longtemps abandonnés, marchés désertés et petits commerces recommencent à fonctionner, portés par l'espoir d'un retour à la normale. Dans une région où l'agriculture et le commerce transfrontalier constituent l'essentiel des revenus, cette reprise est vitale pour des communautés durement éprouvées par des années de crise.
Un retour sous conditions
Les autorités et les forces de défense appellent néanmoins à la prudence. La menace n'a pas disparu et des incursions restent possibles dans les zones frontalières du Nigeria. L'accompagnement des populations qui reviennent — sécurité, accès à l'eau, aux soins et aux services de base — demeure un défi majeur. La consolidation de ces retours dépendra du maintien du dispositif sécuritaire et de l'appui apporté à la reconstruction des localités.