Au-delà de la coopération militaire qui a présidé à sa création, la Confédération de l'Alliance des États du Sahel (AES) affiche des ambitions économiques. Le Mali, le Burkina Faso et le Niger ont fait de l'intégration économique, de l'industrialisation et de la souveraineté des priorités affichées pour 2026.
Vers un espace économique intégré
Les trois États entendent approfondir leur intégration à travers un marché commun, la libre circulation des personnes et des biens au sein de l'espace confédéral et l'harmonisation de leurs politiques. Après leur retrait de la CEDEAO, ils cherchent à bâtir un cadre propre, susceptible de compenser la perte des mécanismes ouest-africains et de renforcer les échanges entre les trois pays.
Industrialisation et souveraineté
L'industrialisation, la souveraineté énergétique et alimentaire ainsi que la valorisation des ressources naturelles figurent parmi les axes mis en avant. Les autorités des trois pays veulent transformer davantage sur place leurs matières premières — or, coton, produits agricoles — pour capter plus de valeur ajoutée. Des projets communs dans l'énergie et les infrastructures sont évoqués pour soutenir cette trajectoire.
Des ambitions face à de fortes contraintes
Ces objectifs se heurtent toutefois à des contraintes lourdes : insécurité persistante, difficultés de financement, enclavement et dépendance à l'égard de certains partenaires. La réussite du projet économique confédéral dépendra de la capacité des trois États à mobiliser des ressources, à sécuriser les zones de production et à concrétiser des chantiers structurants, dans un contexte régional incertain.