Le premier semestre 2026 aura été marqué par une succession de crises sanitaires en Afrique. Entre le choléra, la résurgence d'Ebola et d'autres épidémies, le continent a payé un lourd tribut, sur le plan humain comme sur le plan économique, selon les organisations de santé.
Des épidémies multiples et simultanées
Le continent a dû faire face à plusieurs foyers épidémiques en même temps. Le choléra a frappé de nombreux pays, notamment en Afrique centrale et australe, tandis qu'une nouvelle flambée d'Ebola a conduit l'OMS à déclarer une urgence de santé publique de portée internationale. À cela s'ajoutent le mpox, la rougeole et la persistance du paludisme, qui mobilisent des ressources considérables.
Un coût humain et économique élevé
Au-delà des vies perdues, ces crises pèsent lourdement sur des systèmes de santé souvent fragiles et sous-financés. La riposte mobilise des moyens importants — personnels, matériels, campagnes de vaccination — qui grèvent des budgets déjà contraints. Les épidémies perturbent aussi l'activité économique, freinent les déplacements et affectent les populations les plus vulnérables, aggravant la précarité dans les zones touchées.
Renforcer la préparation et la surveillance
Face à ces défis, les CDC-Afrique et l'OMS ont lancé des plans communs de riposte et appellent à renforcer la préparation, la surveillance épidémiologique et les financements. L'enjeu est de détecter plus tôt les foyers, de coordonner les réponses à l'échelle continentale et de préserver les acquis. Les experts insistent sur la nécessité de systèmes de santé résilients, capables d'absorber des crises de plus en plus fréquentes.