Face à une pénurie d'eau persistante dans le Grand Libreville, les autorités gabonaises ont décrété l'état d'urgence hydrique, une mesure destinée à accélérer les investissements dans le secteur de l'approvisionnement en eau potable.
Une pénurie qui frappe la capitale économique
Depuis plusieurs semaines, de nombreux quartiers de Libreville et de son agglomération font face à des coupures d'eau récurrentes, contraignant une partie de la population à s'approvisionner auprès de vendeurs informels ou de points d'eau de fortune. Cette situation, dénoncée par plusieurs organisations de la société civile, a conduit le gouvernement à qualifier la crise d'urgence nationale.
Des mesures d'urgence annoncées
La déclaration de l'état d'urgence hydrique doit permettre de mobiliser rapidement des financements et de simplifier les procédures pour la réhabilitation du réseau de distribution, vieillissant dans plusieurs zones de la capitale. Les autorités évoquent également un plan d'investissement pour renforcer les capacités de production et de stockage d'eau potable dans l'agglomération.
Un contexte régional tendu
Cette annonce intervient alors que le Gabon a par ailleurs choisi de ne pas reconduire son protocole d'accès de l'Union européenne à sa zone économique exclusive, dans un contexte de renégociation de plusieurs accords internationaux. Les autorités de Libreville affirment vouloir concentrer les ressources disponibles sur les priorités sociales immédiates, au premier rang desquelles l'accès à l'eau potable pour les populations urbaines.