L'Organisation mondiale de la santé (OMS) a annoncé début juillet 2026 l'ajout du premier test de diagnostic moléculaire du virus Bundibugyo (BDBV) à son protocole d'autorisation d'utilisation d'urgence. Cette décision intervient alors que l'épidémie causée par cette souche rare d'Ebola, déclarée urgence de santé publique de portée internationale en mai, a déjà fait 600 morts en République démocratique du Congo et touché l'Ouganda voisin.
Un test pour confirmer rapidement les cas
Le nouveau test détecte le virus Bundibugyo en identifiant son matériel génétique dans des échantillons sanguins, ce qui permet de confirmer une infection avec rapidité et précision. Son inscription au protocole d'autorisation d'utilisation d'urgence doit faciliter son déploiement dans les zones les plus touchées, où la confirmation rapide des cas conditionne l'efficacité de la riposte sanitaire.
Une épidémie qui continue de s'étendre
Selon les derniers chiffres de l'OMS, l'épidémie s'est propagée plus rapidement que toutes les précédentes flambées d'Ebola enregistrées en RDC, avec un bilan qui a franchi la barre des 600 morts en juillet 2026. Le 17 mai, le directeur général de l'OMS, le Dr Tedros Adhanom Ghebreyesus, avait déclaré l'épidémie urgence de santé publique de portée internationale, un statut réservé aux crises sanitaires les plus graves.
Un essai clinique porteur d'espoir
Parallèlement à l'homologation de ce nouveau test, un essai clinique portant sur deux traitements expérimentaux contre cette souche rare du virus a débuté le 2 juillet 2026. Les autorités sanitaires congolaises et l'OMS espèrent que la combinaison d'un diagnostic plus rapide et de nouvelles pistes thérapeutiques permettra d'infléchir la courbe de progression de l'épidémie dans les prochaines semaines.