Le 6 juillet 2026 marquait le deuxième anniversaire de l'Alliance des États du Sahel (AES). À cette occasion, le capitaine Ibrahim Traoré, président du Faso et président en exercice de la Confédération, a livré un message solennel présentant le Mali, le Burkina Faso et le Niger comme les artisans d'un « pôle africain de paix et de prospérité » en construction.
D'une alliance de circonstance à une réalité institutionnelle
Le 6 juillet 2024 restera gravé dans les mémoires sahéliennes comme le jour où trois pays voisins ont scellé leur destin commun face à la menace terroriste. Deux ans plus tard, selon les dirigeants de l'AES, ce qui n'était qu'une réponse conjoncturelle s'est mué en une véritable architecture politique, diplomatique, militaire et économique, dotée d'institutions confédérales propres.
Des chantiers structurants engagés
Au-delà du discours, la Confédération met en avant plusieurs réalisations concrètes de ces deux dernières années : la mise en place progressive de la Banque confédérale d'investissement et de développement, l'avancée du dossier de la Force unifiée dont le statut juridique a été récemment finalisé, ainsi que le renforcement de la coopération sécuritaire entre les trois armées membres.
Un dialogue avec la CEDEAO toujours en suspens
Si les discussions avec la CEDEAO se poursuivent en vue d'un nouveau cadre de relations, les trois États sahéliens maintiennent une ligne ferme fondée sur le respect mutuel, la non-ingérence et la défense des intérêts populaires, présentés comme des principes non négociables. De son côté, l'organisation ouest-africaine, ramenée à douze États membres, entre dans une phase d'ajustement stratégique pour redéfinir sa relation avec le bloc confédéral.