La Mission des Nations unies en République centrafricaine (MINUSCA) a fermement condamné une attaque survenue à l'aube du mardi 30 juin 2026 contre la localité d'Am Dafock, dans la préfecture de la Vakaga, au nord-est du pays, à la frontière avec le Soudan. Trois Casques bleus zambiens ont été blessés, dont un grièvement.
Des assaillants venus du Soudan voisin
Selon le sous-préfet d'Am Dafock, des éléments ex-Séléka associés aux Forces de soutien rapide (RSF) soudanaises ont attaqué simultanément les bases des Forces armées centrafricaines (FACA) et des Casques bleus de la MINUSCA. L'attaque illustre le débordement croissant du conflit soudanais sur le territoire centrafricain, dans une zone frontalière déjà fragilisée par la présence de groupes armés régionaux.
Une condamnation ferme des Nations unies
La représentante spéciale du secrétaire général de l'ONU en Centrafrique, Valentine Rugwabiza, a rappelé que les attaques contre le personnel de maintien de la paix peuvent constituer des crimes de guerre au regard du droit international. La MINUSCA a affirmé continuer d'assurer sa mission de protection des civils malgré la dégradation de l'environnement sécuritaire dans le nord-est du pays.
Un contexte régional de plus en plus instable
Cet incident s'inscrit dans une reprise plus large des hostilités aux frontières centrafricaines avec le Tchad et le Soudan, alors que la guerre soudanaise, entrée dans sa quatrième année, continue de déstabiliser toute la région. Le conflit a déjà poussé des centaines de milliers de réfugiés soudanais vers le Tchad voisin, une pression migratoire et sécuritaire qui touche désormais directement le territoire centrafricain.