Le gouvernement gabonais a arrêté une loi de finances rectificative (LFR) pour 2026 fixée à 8,4 milliards d'euros, en repli de 13,6 % par rapport à la loi de finances initiale. Cet ajustement budgétaire intervient alors que le pays fait face depuis le 1er juillet à un état d'urgence hydrique national, provoqué par la dégradation du réseau de distribution d'eau potable à Libreville.
Un ajustement budgétaire contraint
La révision à la baisse du budget traduit les marges de manœuvre resserrées de l'État gabonais, confronté à un contexte de tensions sur les recettes publiques. Cet arbitrage budgétaire intervient alors que les autorités doivent, dans le même temps, financer des mesures d'urgence pour répondre à la crise hydrique qui touche durement la capitale et ses environs.
Une crise de l'eau sans précédent à Libreville
Décrété le 1er juillet 2026, l'état d'urgence hydrique répond à une dégradation sans précédent des capacités de distribution d'eau potable dans le Grand Libreville, résultat conjugué d'un déficit pluviométrique persistant et d'un sous-investissement structurel dans les infrastructures. Les forces de défense et de sécurité ont été mobilisées pour acheminer de l'eau par camions-citernes dans les zones les plus touchées.
Des populations contraintes à des solutions de fortune
Face à la rupture du service public, de nombreux habitants de la capitale gabonaise se tournent vers des forages privés et des points d'eau informels, une situation qui soulève des inquiétudes sanitaires en l'absence de contrôle régulier de la qualité de l'eau consommée. Le gouvernement devra concilier rigueur budgétaire et investissements d'urgence pour restaurer durablement l'accès à l'eau potable dans la capitale.