Le procès de l'assassinat du journaliste Martinez Zogo a connu un nouveau rebondissement lundi 13 juillet 2026 devant le tribunal militaire de Yaoundé. L'expert assermenté en cybersécurité et informatique légale, Jean-Pierre Oloumou, a formellement écarté la thèse d'un « second commando » qui serait intervenu après l'enlèvement du journaliste, une hypothèse longtemps défendue par certaines parties de la défense.
Un rapport d'expertise numérique au cœur des débats
Interrogé sans relâche par l'avocat Marcellin Elanga sur la possibilité qu'un second groupe d'individus soit intervenu après l'enlèvement de Martinez Zogo, l'expert a été catégorique : selon les conclusions de son rapport, présenté à l'audience, l'état du corps du journaliste au moment de sa découverte rendait toute intervention supplémentaire de ce type superflue. « Il n'y a pas eu de second commando parce que le corps de Martinez a été abandonné dans un état où il était déjà mourant », a-t-il affirmé devant la cour.
Des images projetées à l'audience
Le spécialiste informatique, le professeur Bell Bitjocka, a projeté à l'audience des séquences vidéo montrant le journaliste dans un état d'agonie avancé, le corps mutilé et l'abdomen perforé. Ces éléments visuels, selon l'accusation, confirment que l'intervention d'un groupe distinct après l'enlèvement initial n'aurait eu aucune utilité, contredisant ainsi l'une des lignes de défense avancées depuis l'ouverture du procès.
Un procès marqué par de nouvelles révélations
Le lendemain, mardi 14 juillet, c'est le colonel Jean-Pierre Otoulou, ancien commandant de la légion de gendarmerie du Centre, qui a livré à son tour des révélations jugées accablantes pour la stratégie de défense de l'homme d'affaires Jean-Pierre Amougou Belinga et de son coaccusé Bruno Bidjang. Le procès, suivi de près par l'opinion publique camerounaise et la profession journalistique, se poursuit dans un climat de forte tension.