Les grandes tendances économiques du continent se précisent à la mi-2026. Selon les dernières estimations du Fonds monétaire international (FMI), la croissance de l'Afrique subsaharienne devrait s'établir à 4,3 % en 2026, un rythme nettement supérieur à la moyenne mondiale attendue autour de 3 %. Une performance qui confirme le dynamisme relatif de la région, malgré un environnement international incertain.
Le Nigeria attendu à 4,1 %
Première économie du continent, le Nigeria devrait afficher une croissance de son produit intérieur brut de 4,1 % en 2026, selon le FMI, qui avait initialement tablé sur 4,4 % en janvier avant de réviser légèrement sa prévision. L'institution souligne une amélioration de la stabilité macroéconomique du pays et des effets favorables sur les termes de l'échange, dans un contexte encore marqué par les répercussions des tensions géopolitiques mondiales.
Un ralentissement dans la zone UEMOA
Du côté de l'Afrique de l'Ouest francophone, la croissance de l'Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA) devrait ralentir pour s'établir à 5,3 % en 2026, contre 6,2 % en 2025. Ce tassement, tout en restant à un niveau élevé, s'explique notamment par un ralentissement de l'activité au Bénin, en Côte d'Ivoire, en Guinée-Bissau et au Sénégal, plusieurs de ces économies restant néanmoins parmi les plus dynamiques du continent.
Des perspectives régionales contrastées
Ces chiffres traduisent un continent à plusieurs vitesses, où des locomotives régionales continuent d'afficher des taux de croissance élevés tandis que d'autres économies subissent le contrecoup de la conjoncture internationale. Pour les institutions financières africaines, l'enjeu reste de transformer cette croissance en création d'emplois et en amélioration concrète des conditions de vie, dans une région où la démographie impose un rythme de développement soutenu.