LE SAHEL TVL’info africaine 24h/24
← Retour à l’accueil
Santé

Santé : plus de 10 millions d'enfants vaccinés contre le paludisme en Afrique, cinq ans après le lancement

Centre de santé et personnel médical en Afrique, illustration de la campagne de vaccination contre le paludisme

Cinq ans après le lancement par l'Organisation mondiale de la santé (OMS) de la campagne de vaccination contre le paludisme en Afrique, plus de 10 millions d'enfants ciblés ont déjà été vaccinés sur le continent. Un jalon important dans la lutte contre une maladie qui reste l'une des premières causes de mortalité infantile en Afrique, même si les tensions sur les financements font peser des incertitudes sur la suite.

Vingt-cinq pays engagés dans la vaccination

Selon l'OMS, vingt-cinq pays du continent mettent désormais en œuvre la vaccination contre le paludisme, dont neuf des dix pays les plus touchés par la maladie qui la déploient à grande échelle. Cette montée en puissance, adossée aux systèmes de vaccination de routine, illustre les progrès accomplis pour intégrer le vaccin antipaludique aux programmes nationaux de santé publique, au bénéfice des populations les plus exposées.

Des financements sous pression

Ces avancées interviennent toutefois dans un contexte de tensions budgétaires. Sur la période 2026-2030, les programmes de vaccination contre le paludisme seront pour la première fois davantage financés par les budgets nationaux, l'Alliance du vaccin (Gavi) transférant l'essentiel du contrôle de son budget d'approvisionnement directement aux pays. Faute de ressources suffisantes, l'organisation avertit que des choix difficiles pourraient se traduire par des centaines de milliers de vies épargnées en moins d'ici la fin de la décennie.

Le défi des résistances

Au-delà de la question des moyens, la lutte contre le paludisme se heurte à l'émergence de résistances, tant aux traitements qu'aux insecticides, qui compliquent la prévention et la prise en charge sur l'ensemble du continent. Pour les autorités sanitaires, la vaccination constitue un outil complémentaire précieux, mais elle ne saurait à elle seule remplacer les autres mesures de lutte, dans un combat qui reste l'une des grandes priorités de santé publique en Afrique.

⚠️ Article rédigé par la rédaction de Le Sahel TV