Le Cameroun veut renforcer son autonomie semencière dans ses régions septentrionales. Le gouvernement s'est fixé pour objectif de produire 70 000 tonnes de semences certifiées dans le Grand Nord en 2026, un cap ambitieux illustré par la remise, début juillet, de 83 tonnes de semences de base améliorées aux organisations de producteurs de l'Adamaoua, du Nord et de l'Extrême-Nord.
Un objectif de 70 000 tonnes pour le Grand Nord
En misant sur les trois régions septentrionales, greniers agricoles du pays, les autorités entendent accroître la disponibilité de semences de qualité pour les campagnes à venir. Le 8 juillet, le ministère de l'Agriculture et du Développement rural a distribué 83 tonnes de semences de base améliorées à des organisations de producteurs de l'Adamaoua, du Nord et de l'Extrême-Nord, première étape d'une chaîne qui doit aboutir à la multiplication de semences certifiées destinées aux exploitations.
Des semences de base pour relancer les filières
Les semences de base constituent le maillon initial de la production semencière : multipliées par des producteurs spécialisés, elles fournissent ensuite les semences certifiées mises à la disposition des agriculteurs. En renforçant ce dispositif, les pouvoirs publics cherchent à réduire la dépendance aux importations, à améliorer les rendements des cultures vivrières et à sécuriser l'approvisionnement des campagnes agricoles dans une zone où l'agriculture reste la principale activité.
Un enjeu de sécurité alimentaire pour le Septentrion
Confronté aux aléas climatiques, à la pression démographique et, dans certaines localités, aux conséquences de l'insécurité, le Septentrion camerounais fait de la disponibilité en semences de qualité un levier essentiel de sa sécurité alimentaire. Pour les organisations de producteurs, l'enjeu sera de transformer ces semences de base en volumes suffisants de semences certifiées, condition indispensable pour améliorer durablement la productivité et les revenus des exploitations familiales de la région.