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Santé

Santé : les vaccins contre le paludisme se généralisent en Afrique face à de nouvelles menaces

Centre de santé et personnel médical en Afrique, illustration de la vaccination contre le paludisme

La vaccination contre le paludisme prend de l'ampleur sur le continent. Selon l'Organisation mondiale de la santé, 25 pays africains déployaient des vaccins antipaludiques au printemps 2026, dont neuf des dix pays les plus touchés à grande échelle. Mais ces avancées, mesurables dans plusieurs États, restent fragilisées par la montée des résistances et par les incertitudes qui pèsent sur le financement des programmes.

Une vaccination qui monte en puissance

En 2025, 28,3 millions de doses de vaccin antipaludique ont été distribuées en Afrique, soit une hausse de 169 % par rapport à l'année précédente. Le déploiement, appuyé par l'OMS, l'Unicef et l'alliance Gavi, cible en priorité les jeunes enfants, population la plus vulnérable à la maladie. Neuf des dix pays les plus touchés par le paludisme ont désormais intégré le vaccin à grande échelle dans leurs programmes de vaccination de routine.

Des résultats encourageants dans plusieurs pays

Les premiers effets de ces campagnes se font sentir. Le Cameroun a enregistré une baisse de 17 % des cas de paludisme confirmés en laboratoire entre 2024 et 2025. Au Burkina Faso, qui a introduit le vaccin début 2024, le nombre total de cas est passé de 10,8 à 7,3 millions, soit une réduction de 32 %, avec une baisse encore plus marquée chez les enfants de moins de cinq ans. Ces résultats confortent l'intérêt de combiner vaccination et outils de prévention existants.

Résistances et incertitudes de financement

Ces progrès restent toutefois menacés. L'émergence de résistances complique la prévention et le traitement, tandis que certains pays connaissent de fortes flambées : la Namibie a signalé deux fois et demie plus de cas au premier trimestre 2026 qu'en une année complète, et le Mozambique a vu ses cas plus que quadrupler sur la même période. À cela s'ajoutent des tensions budgétaires, les pays devant désormais financer une part croissante des vaccins, au risque de choix difficiles pour les années à venir.

⚠️ Article rédigé par la rédaction de Le Sahel TV