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Économie

Économie : la BEAC table sur une croissance de 3,2 % en zone CEMAC en 2026

Activité économique et financière en Afrique centrale, illustration des prévisions de croissance de la BEAC pour la zone CEMAC en 2026

Les perspectives économiques de l'Afrique centrale s'éclaircissent légèrement. La Banque des États de l'Afrique centrale (BEAC) prévoit désormais une croissance de 3,2 % en 2026 pour la Communauté économique et monétaire de l'Afrique centrale (CEMAC), une prévision revue à la hausse par rapport aux estimations antérieures. Une amélioration portée en grande partie par l'évolution favorable des cours du pétrole, qui rappelle toutefois la forte dépendance de la région aux matières premières.

Une prévision de croissance revue à la hausse

La BEAC a relevé sa prévision de croissance pour 2026, désormais estimée à 3,2 %, contre des projections plus modestes formulées quelques mois plus tôt. Ce niveau reste néanmoins légèrement inférieur à la performance de 2025. L'institution monétaire attribue cette amélioration à un environnement extérieur plus porteur, en particulier au raffermissement des cours des hydrocarbures, principale source de revenus d'exportation pour plusieurs États de la sous-région.

Le pétrole, moteur et talon d'Achille

L'embellie attendue tient largement aux recettes pétrolières. L'amélioration du déficit extérieur et le renforcement des réserves de change, qui représenteraient près de 4,72 mois d'importations à fin 2026, découlent en bonne partie de la hausse des cours du brut et de la stabilité des volumes exportés. Cette dépendance illustre la vulnérabilité structurelle des économies de la CEMAC, dont la trajectoire demeure étroitement liée aux fluctuations des marchés mondiaux des matières premières.

Diversifier pour consolider la reprise

Derrière les chiffres, l'enjeu de la diversification économique reste entier. Avec une inflation contenue autour de 2,4 % et des réserves en amélioration, la zone CEMAC dispose de marges pour consolider sa stabilité. Mais les experts rappellent que la résilience de la sous-région passe par une moindre dépendance aux hydrocarbures et par le développement de secteurs porteurs, de l'agriculture à l'industrie de transformation. Un chantier de fond, indispensable pour transformer une croissance encore fragile en dynamique durable.

⚠️ Article rédigé par la rédaction de Le Sahel TV