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Économie

CEMAC : la BEAC table sur une hausse de 25 % de ses réserves de change d'ici fin 2026

Activité financière et marchés, illustration des perspectives de la Banque des États de l'Afrique centrale sur ses réserves de change en 2026

Les finances extérieures de la zone CEMAC devraient se redresser d'ici la fin de l'année. La Banque des États de l'Afrique centrale (BEAC) prévoit une hausse d'environ 25 % de ses réserves de change d'ici fin 2026, portées par les recettes pétrolières et par la mobilisation des marchés internationaux via les eurobonds. Une perspective encourageante après le reflux observé en début de période, qui avait conduit l'institution à renforcer sa surveillance de la position extérieure de la sous-région.

Des réserves attendues en nette progression

Selon les projections de la BEAC, les réserves de change de la Communauté économique et monétaire de l'Afrique centrale pourraient croître d'environ un quart d'ici la fin de l'année 2026, pour approcher les 8 000 milliards de FCFA. Ce redressement reposerait notamment sur un scénario de référence favorable sur les cours du pétrole et sur les émissions obligataires internationales des États membres, susceptibles d'apporter des devises supplémentaires aux comptes de la banque centrale.

Le pétrole et les eurobonds en soutien

La bonne tenue attendue des réserves s'appuie largement sur les recettes tirées des hydrocarbures, qui demeurent un pilier des économies de la sous-région, et sur le recours aux eurobonds. Ces émissions de dette sur les marchés internationaux permettent aux États de lever des ressources en devises, contribuant à consolider les avoirs extérieurs. La BEAC souligne néanmoins la sensibilité de ces prévisions à l'évolution des cours mondiaux et aux conditions de financement.

Une vigilance maintenue sur la position extérieure

Ces perspectives interviennent après une phase de reflux des réserves, qui avait incité la BEAC à surveiller étroitement la position extérieure de la zone. La banque centrale continue de piloter la liquidité bancaire et d'appeler à la prudence budgétaire, dans un environnement marqué par une croissance régionale attendue autour de 3,2 % en 2026. Pour les autorités monétaires, la reconstitution des réserves demeure un enjeu clé pour préserver la stabilité du franc CFA et la crédibilité de l'union monétaire.

⚠️ Article rédigé par la rédaction de Le Sahel TV