Des avancées notables dans la lutte contre l'un des principaux fléaux sanitaires du continent. La vaccination contre le paludisme progresse en Afrique, où vingt-cinq pays déploient désormais le vaccin, dont la plupart des nations les plus touchées. En 2025, plus de 28 millions de doses ont été distribuées, en forte hausse par rapport à l'année précédente. Une dynamique encourageante, tempérée toutefois par l'émergence de résistances et par les incertitudes qui pèsent sur le financement des programmes.
Une couverture vaccinale en forte hausse
En quelques années, le déploiement du vaccin antipaludique a connu une accélération notable. Vingt-cinq pays africains l'intègrent aujourd'hui à leurs programmes de vaccination, dont la plupart des États les plus durement frappés par la maladie. Avec 28,3 millions de doses distribuées en 2025, soit une nette progression par rapport à l'année précédente, les campagnes touchent désormais des millions d'enfants. Cette montée en puissance nourrit l'espoir d'une réduction significative de la mortalité liée au paludisme chez les plus jeunes.
La menace des résistances
Les progrès de la vaccination ne suppriment pas les difficultés. Les spécialistes alertent sur l'émergence de résistances aux traitements, y compris à l'artémisinine, désormais observée de manière autonome sur le continent et non plus seulement importée d'autres régions du monde. Ce phénomène complique la prévention et la prise en charge des malades. Il rappelle que le vaccin, bien qu'essentiel, doit s'inscrire dans une stratégie globale associant moustiquaires, dépistage, traitements et lutte contre les moustiques vecteurs.
Le défi du financement
L'avenir des campagnes dépend largement des ressources disponibles. Le financement des programmes de vaccination, longtemps porté par les partenaires internationaux, connaît une transition vers une plus grande responsabilité des budgets nationaux. Or les contraintes budgétaires font craindre des choix difficiles et un ralentissement des efforts. Les acteurs de la santé publique appellent à préserver les acquis et à sécuriser les financements, afin de ne pas compromettre les vies qui pourraient être sauvées dans les années à venir.