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Économie

Croissance 2026 : pourquoi la BAD et le FMI divergent sur le Tchad

Marche et activite economique, illustration des projections de croissance pour le Tchad et le Sahel

Combien vaudra la croissance tchadienne en 2026 ? Les grandes institutions financières ne s'accordent pas sur la réponse. La Banque africaine de développement (BAD) et le Fonds monétaire international (FMI) affichent des projections sensiblement différentes pour l'économie du Tchad, révélant l'ampleur des incertitudes qui entourent les perspectives des pays sahéliens. Cette divergence rappelle la difficulté d'anticiper l'évolution d'économies exposées aux chocs sécuritaires, climatiques et aux fluctuations des cours du pétrole.

Des méthodes et des hypothèses différentes

Les écarts entre institutions s'expliquent en grande partie par des hypothèses de travail distinctes : évolution des recettes pétrolières, niveau des investissements publics, poids des dépenses de sécurité ou encore rythme des réformes structurelles. Là où la BAD retient des scénarios plutôt optimistes portés par les secteurs agricole et extractif, le FMI adopte une approche plus prudente, intégrant davantage les risques et les vulnérabilités budgétaires. Ces lectures contrastées se traduisent par des taux de croissance projetés qui peuvent varier de plusieurs points.

Le Sahel face à des perspectives contrastées

Le cas tchadien illustre une réalité plus large : les économies sahéliennes évoluent dans un environnement particulièrement volatil. Insécurité, aléas climatiques, dépendance aux matières premières et contraintes de financement pèsent sur leurs trajectoires. À l'échelle du continent, la BAD table sur une croissance africaine résiliente en 2026, l'Afrique de l'Est demeurant la locomotive tandis que l'Afrique de l'Ouest maintient une trajectoire stable, soutenue par l'agriculture et les infrastructures.

Des projections à manier avec prudence

Pour les décideurs et les investisseurs, ces divergences invitent à la prudence. Un chiffre de croissance ne dit rien, à lui seul, de la répartition de la richesse ni de son impact sur le quotidien des populations. Au-delà des prévisions, c'est la capacité des États à diversifier leurs économies, à mobiliser des ressources internes et à renforcer la résilience de leurs filières qui déterminera la solidité de leur développement. Le débat entre la BAD et le FMI rappelle surtout que l'économie sahélienne reste difficile à prévoir.

⚠️ Article rédigé par la rédaction de Le Sahel TV