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Économie

UEMOA : la BCEAO table sur une croissance de 6,1 % en 2026

Activite economique et marche en Afrique de l'Ouest, illustration des perspectives de croissance de l'Union selon la BCEAO

L'économie ouest-africaine conserve une trajectoire soutenue. Selon les dernières projections de la Banque centrale des États de l'Afrique de l'Ouest (BCEAO), l'activité de l'Union devrait croître de 6,1 % en 2026, puis de 6,2 % en 2027, après une estimation de 6,6 % pour 2025. Un rythme parmi les plus élevés du continent, porté par le dynamisme des différents secteurs, mais qui s'inscrit dans un environnement international marqué par l'incertitude.

Une croissance parmi les plus fortes du continent

Les performances attendues au sein de l'Union économique et monétaire ouest-africaine restent nettement supérieures à la moyenne du continent. Au premier trimestre 2026, le taux de croissance s'est établi à un niveau élevé, reflétant la bonne orientation de l'ensemble des secteurs d'activité. Agriculture, industrie et services contribuent à cette dynamique, portée par des investissements et une demande intérieure résiliente. Cette vigueur confère à la zone une place particulière dans le paysage économique africain.

Un ancrage monétaire structurant

Le franc CFA d'Afrique de l'Ouest demeure adossé à une parité fixe avec l'euro et à une garantie de convertibilité, un cadre qui offre de la stabilité aux échanges et à l'investissement. La réforme engagée ces dernières années a modifié certains mécanismes de la coopération monétaire, tout en préservant le régime de change. Pour la BCEAO, la maîtrise de l'inflation et la solidité du cadre macroéconomique constituent des conditions essentielles au maintien d'une croissance durable et à la confiance des acteurs économiques.

Des défis à ne pas négliger

Malgré ces perspectives favorables, plusieurs facteurs de vigilance subsistent. La conjoncture internationale, la volatilité des cours des matières premières, les tensions sécuritaires dans certaines zones et les besoins de financement du développement pèsent sur les économies de la région. Pour transformer la croissance en progrès partagé, les États sont appelés à poursuivre les réformes, à diversifier leurs activités et à investir dans les infrastructures et le capital humain, afin que la dynamique profite concrètement aux populations.

⚠️ Article rédigé par la rédaction de Le Sahel TV