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Cameroun — Septentrion

Emploi des jeunes : la formation professionnelle en première ligne dans le Grand Nord

Salle de classe et formation, illustration des dispositifs d'insertion professionnelle des jeunes au Cameroun septentrional

L'insertion professionnelle des jeunes s'impose comme l'un des grands chantiers camerounais. Plans de financement de la formation professionnelle, campagnes de recrutement dans l'éducation et la santé, programmes d'appui à l'auto-emploi : les dispositifs se multiplient à l'échelle nationale. Dans les régions septentrionales, où la population est jeune et la pression sur le marché du travail particulièrement forte, ces mécanismes sont attendus comme une réponse concrète à une demande d'emploi qui ne cesse de croître.

Une jeunesse nombreuse en quête de débouchés

L'Adamaoua, le Nord et l'Extrême-Nord comptent parmi les régions les plus jeunes du pays. Chaque année, des milliers de sortants du système scolaire ou de la formation technique se présentent sur un marché du travail structurellement étroit, où l'agriculture et le commerce informel absorbent l'essentiel des actifs. Cette situation nourrit l'exode vers les grands centres urbains du Sud et alimente une frustration que les responsables locaux considèrent comme un enjeu de cohésion sociale autant qu'économique.

Des dispositifs publics en déploiement

Les programmes publics misent sur plusieurs leviers complémentaires : renforcement des centres de formation professionnelle, appui aux métiers techniques, recrutements ciblés dans l'éducation et la santé, et accompagnement des porteurs de projets. L'objectif affiché est de rapprocher les compétences acquises des besoins réels des employeurs, en privilégiant les filières porteuses localement, notamment l'agro-industrie, la transformation des produits agricoles, le bâtiment et les services. La qualité de l'encadrement demeure toutefois un point de vigilance.

Ancrer les formations dans l'économie locale

Pour les acteurs de terrain, l'efficacité de ces dispositifs dépendra de leur ancrage dans les réalités du Septentrion. Former des jeunes sans perspective d'embauche ou de financement pour créer leur activité risque d'entretenir la déception. Les partenariats avec le secteur privé, l'accès au crédit pour les jeunes entrepreneurs et la valorisation des filières agricoles régionales apparaissent comme des conditions déterminantes pour transformer l'effort de formation en emplois durables et en revenus effectifs pour les familles.

⚠️ Article rédigé par la rédaction de Le Sahel TV