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Économie

CEMAC : la BEAC table sur une croissance de 3,2 % en 2026

Marche et activite economique en Afrique centrale, illustration des perspectives de croissance de la zone CEMAC

L'économie d'Afrique centrale avance à un rythme mesuré. Selon les projections des services de la Banque des États de l'Afrique centrale (BEAC), la croissance de la zone CEMAC devrait s'établir autour de 3,2 % en 2026, après 3,4 % en 2025. Un niveau nettement inférieur à celui de l'Union ouest-africaine voisine, qui souligne les défis de diversification d'un espace encore largement dépendant des ressources pétrolières et minières. Sur le front monétaire, la demande de liquidité des banques commerciales atteint des montants élevés.

Une croissance freinée par la dépendance aux matières premières

Les économies de la CEMAC restent structurellement adossées aux exportations d'hydrocarbures et de matières premières, ce qui les expose directement aux variations des cours mondiaux. Le repli progressif de la production pétrolière dans plusieurs pays membres pèse sur les recettes publiques et limite les marges budgétaires. Les secteurs non pétroliers, agriculture, services et industries de transformation, progressent, mais leur contribution demeure insuffisante pour compenser pleinement ce recul et porter une croissance plus vigoureuse.

Des banques en forte demande de refinancement

Sur le plan monétaire, la demande de liquidité exprimée par les banques commerciales de la zone atteint des niveaux élevés, dépassant les 500 milliards de francs CFA lors des dernières opérations. Ce recours soutenu au refinancement de la banque centrale traduit à la fois des besoins de trésorerie et un financement important des États et des entreprises. La BEAC ajuste ses interventions afin de concilier soutien à l'activité, maîtrise de l'inflation et préservation des réserves de change de la sous-région.

L'industrialisation comme horizon

Face à ces contraintes, l'industrialisation et la diversification s'imposent dans le discours des institutions régionales. Les travaux conduits ces dernières semaines entre la Commission de la CEMAC et ses partenaires ont porté sur la transformation locale des ressources, l'amélioration du climat des affaires et le développement des chaînes de valeur régionales. Reste à convertir ces orientations en projets financés et en emplois, condition pour que la croissance se traduise par une amélioration tangible des conditions de vie des populations.

⚠️ Article rédigé par la rédaction de Le Sahel TV