Seize ans après Johannesburg, l'Espagne est de nouveau sur le toit du monde. Dimanche soir au MetLife Stadium de New York, la Roja a dominé l'Argentine 1-0 après prolongation, au terme d'une finale fermée et tactique, décidée par un but de Ferran Torres à la 106e minute. La sélection espagnole décroche ainsi la deuxième étoile de son histoire, après son premier sacre de 2010.
Une finale d'échecs décidée en prolongation
Entre deux équipes qui se connaissaient par cœur, la finale a longtemps ressemblé à une partie d'échecs. Face au bloc argentin, l'Espagne a monopolisé le ballon sans trouver la faille pendant 90 minutes. Il a fallu attendre la prolongation pour voir Ferran Torres, entré en cours de match, surgir et tromper le gardien argentin d'une frappe croisée. L'Albiceleste, sacrée en 2022 au Qatar, n'a pas réussi à conserver sa couronne malgré une fin de match à haute intensité.
Le couronnement d'une génération dorée
Championne d'Europe en 2024, l'Espagne réalise un enchaînement rarissime en s'adjugeant dans la foulée la Coupe du monde. Portée par une génération exceptionnelle mêlant jeunes talents et cadres expérimentés, la Roja a survolé le tournoi, écartant notamment la France en demi-finale (2-0). Ce deuxième titre mondial récompense la continuité d'un projet de jeu fondé sur la possession et la formation, référence du football européen depuis près de deux décennies.
Un Mondial à 48 qui referme ses portes
Première édition à 48 équipes disputée dans trois pays — États-Unis, Canada et Mexique —, ce Mondial 2026 s'achève sur des records d'affluence et d'audience. Pour l'Afrique, dont les représentants avaient signé un nombre record de qualifications en huitièmes de finale, l'heure est au bilan et déjà à la projection vers la CAN 2027 et les prochaines éliminatoires. Rendez-vous en 2030 pour une édition du centenaire déjà très attendue.