LE SAHEL TVL’info africaine 24h/24
← Retour à l’accueil
Économie

Cameroun : près de 11 milliards de FCFA de nouveaux investissements agréés

Activite commerciale en Afrique, illustration des nouveaux investissements agrees par l'Agence de promotion des investissements du Cameroun

L'Agence de promotion des investissements (API) du Cameroun a signé, le 16 juillet, deux nouvelles conventions d'investissement et deux avenants représentant un montant global de 10,88 milliards de francs CFA. Ces engagements, pris dans le cadre du régime incitatif offert aux investisseurs privés, viennent conforter une conjoncture économique orientée à la hausse, avec une croissance attendue à 4,3 % cette année.

Le régime des incitations continue d'attirer

Les conventions signées ouvrent droit, pour les entreprises bénéficiaires, aux avantages fiscaux et douaniers prévus par la loi sur les incitations à l'investissement privé. En contrepartie, les promoteurs s'engagent sur des créations d'emplois et des investissements effectifs dans leurs secteurs d'activité. Ce mécanisme, régulièrement mobilisé depuis une décennie, vise à densifier le tissu industriel national et à encourager la transformation locale des matières premières.

Une conjoncture porteuse malgré les défis

Ces signatures interviennent dans un environnement économique jugé plutôt favorable. La croissance camerounaise devrait atteindre 4,3 % en 2026, soutenue par l'investissement public, les projets gaziers et miniers et la bonne tenue des filières agricoles d'exportation. Sur les marchés locaux, le kilogramme de fèves de cacao se négociait début juillet entre 2 500 et 2 600 francs CFA dans les bassins de production, un niveau qui continue de soutenir les revenus des planteurs.

Sécuriser les corridors économiques

La dynamique d'investissement s'accompagne d'efforts de sécurisation des infrastructures stratégiques. Début juillet, une nouvelle base opérationnelle du Bataillon d'intervention rapide a été inaugurée au port de Douala, premier hub logistique du pays, afin d'y renforcer la protection des flux de marchandises. Pour les opérateurs économiques du Septentrion comme du reste du pays, la fiabilité des corridors de transport et la stabilité du cadre des affaires demeurent les conditions premières de la transformation de ces engagements en activité réelle.

⚠️ Article rédigé par la rédaction de Le Sahel TV