L'épidémie d'Ebola qui frappe l'est de la République démocratique du Congo continue de mobiliser les équipes de riposte. Selon les données reprises mi-juillet par les autorités sanitaires, plus de 2 000 cas confirmés et 754 décès ont été recensés en RDC, l'Ituri demeurant le principal foyer. En Ouganda voisin, aucun nouveau cas n'a été signalé depuis un mois, un signal encourageant dans une crise qui reste préoccupante.
L'Ituri, épicentre d'une épidémie difficile à contenir
Avec 2 011 cas confirmés et 754 décès selon le dernier décompte disponible au 15 juillet, l'épidémie liée à la souche Bundibugyo du virus figure parmi les plus graves qu'ait connues la RDC. L'Ituri, province marquée par l'insécurité et les déplacements de populations, concentre l'essentiel des cas, compliquant le traçage des contacts et la prise en charge précoce des malades. L'Organisation mondiale de la santé estime que l'ampleur réelle de l'épidémie pourrait dépasser les chiffres officiels, une partie des transmissions échappant à la surveillance.
En Ouganda, un mois sans nouveau cas
Côté ougandais, la situation évolue favorablement : vingt cas confirmés et deux décès ont été rapportés au total, mais aucune nouvelle contamination n'a été enregistrée depuis le 21 juin. Si cette tendance se confirme, le pays pourrait prochainement engager le compte à rebours officiel vers la déclaration de fin d'épidémie sur son territoire. Les autorités maintiennent néanmoins la surveillance aux frontières, les mouvements de population entre les deux pays restant intenses.
La course au vaccin contre la souche Bundibugyo
Grande difficulté de cette crise : il n'existe pas encore de vaccin homologué contre la souche Bundibugyo, contrairement à la souche Zaïre. Un candidat vaccin est en cours d'évaluation, et l'Africa CDC a affiché l'objectif de disposer d'un vaccin et d'un traitement d'ici la fin de l'année 2026. En attendant, la riposte repose sur les fondamentaux : détection précoce, isolement des malades, prise en charge symptomatique et engagement communautaire, piliers éprouvés de la lutte contre les fièvres hémorragiques sur le continent.