À Maroua, chef-lieu de l'Extrême-Nord, le vaste projet d'alimentation en eau potable de neuf villes franchit une étape décisive. De nouveaux forages et l'extension des installations doivent renforcer la production journalière et réduire un déficit qui pèse depuis des années sur la vie quotidienne des habitants, dans une région où la pression sur la ressource s'accentue avec la chaleur et la croissance démographique.
Des milliers de mètres cubes supplémentaires par jour
Le programme prévoit d'injecter un volume additionnel important dans le réseau, portant la capacité de production de la ville vers un niveau nettement supérieur à l'existant. Au quartier Kongola, plusieurs forages industriels sont en cours de réalisation pour hisser la production journalière autour de 20 000 mètres cubes. Objectif : desservir davantage de ménages, réduire les coupures et limiter le recours aux sources non sécurisées, souvent à l'origine de maladies hydriques.
Un enjeu de santé et de dignité
Dans les quartiers périphériques, l'accès à l'eau potable demeure une préoccupation majeure. Les longues files aux bornes-fontaines et la corvée d'eau, qui pèse surtout sur les femmes et les enfants, rythment encore le quotidien de nombreuses familles. En sécurisant l'approvisionnement, les autorités entendent améliorer les conditions sanitaires, soulager les ménages et accompagner l'essor urbain de Maroua, dont la population ne cesse de croître.
Un maillon d'un effort plus large dans le Grand Nord
Le chantier de Maroua s'inscrit dans une dynamique d'investissements dans les infrastructures de base du Septentrion, où l'eau, les routes et l'électricité conditionnent le développement. Le renforcement de l'accès à l'eau potable est présenté comme un levier essentiel pour fixer les populations, soutenir l'activité économique et réduire les inégalités entre le Grand Nord et le reste du pays.