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Sahel — AES

AES : la monnaie commune se dessine, adossée à l'or, l'uranium et le lithium

Marche et activite economique en zone sahelienne, illustration de l'integration economique de l'AES

La Confédération des États du Sahel (AES), qui réunit le Mali, le Burkina Faso et le Niger, continue de bâtir les fondations de son intégration économique. Au cœur du dispositif, la Banque confédérale pour l'investissement et le développement (BCID-AES), installée à Bamako, monte en puissance, tandis que le projet de monnaie commune se précise, avec une mise en circulation progressive envisagée à l'horizon 2026-2027.

La BCID, bras financier de la Confédération

Créée fin 2025 et confirmée à Bamako, la BCID-AES a été dotée d'un capital initial de 500 milliards de FCFA. Placée sous la supervision des ministres de l'Économie et des Finances des trois pays, elle a vocation à financer des projets d'infrastructures, d'énergie et de développement au sein de l'espace confédéral. Ses promoteurs y voient un instrument de souveraineté financière, censé réduire la dépendance vis-à-vis des bailleurs traditionnels et orienter l'épargne régionale vers les priorités communes.

Une monnaie adossée aux ressources stratégiques

Le futur instrument monétaire commun serait conçu en s'appuyant sur les ressources stratégiques détenues par les trois États — or, uranium et lithium notamment. Cette approche vise à ancrer la valeur de la monnaie sur des actifs tangibles et à afficher une rupture avec l'ordre monétaire hérité. Les autorités de l'AES présentent ce chantier comme une étape structurante, tout en reconnaissant que sa réussite dépendra de la stabilité macroéconomique et de la crédibilité des institutions communes.

Entre ambition souverainiste et défis de mise en œuvre

Au-delà des annonces, la construction d'une zone monétaire suppose une convergence budgétaire, des réserves solides et une confiance durable des acteurs économiques. Les échéances évoquées restent indicatives et le calendrier pourrait évoluer. Pour les populations, l'enjeu concret se mesurera à la capacité de ces institutions à financer des projets tangibles — routes, écoles, électricité — et à soutenir l'activité dans une région confrontée à d'importants défis sécuritaires.

⚠️ Article rédigé par la rédaction de Le Sahel TV