En République démocratique du Congo, l'épidémie d'Ebola provoquée par la souche Bundibugyo continue de progresser plus vite que la riposte, avertit l'Organisation mondiale de la santé (OMS). Devenue l'une des plus importantes jamais enregistrées pour cette forme du virus, la flambée touche principalement les provinces de l'Ituri, du Nord-Kivu et du Sud-Kivu, dans l'est du pays.
Une flambée d'une ampleur préoccupante
Depuis le début de l'épidémie, plusieurs milliers de cas confirmés et un lourd bilan de décès ont été recensés, faisant de cette flambée l'une des plus graves de ces dernières années. L'OMS, qui avait déclaré une urgence sanitaire de portée internationale, souligne que la transmission soutenue et étendue dépasse les capacités actuelles de riposte. Le risque de santé publique demeure jugé très élevé sur le plan national.
Un essai clinique pour combler un vide thérapeutique
La souche Bundibugyo présente la particularité de ne disposer, à ce jour, ni de vaccin homologué ni de traitement spécifique, contrairement à d'autres formes du virus. Pour combler ce vide, un essai clinique parrainé par l'OMS a été lancé en juillet en RDC. Il vise à évaluer des traitements, notamment un anticorps monoclonal et un antiviral, utilisés seuls ou en association, dans l'espoir d'offrir des options thérapeutiques aux patients.
Une riposte sous forte contrainte
La lutte contre l'épidémie se heurte à un contexte difficile, marqué par l'instabilité et l'insécurité dans l'est de la RDC, qui compliquent l'accès aux zones touchées et le suivi des contacts. Les organisations sanitaires ont lancé un appel à la mobilisation de ressources importantes pour financer un plan de riposte. La coordination entre autorités nationales, partenaires internationaux et communautés locales est présentée comme déterminante pour enrayer la propagation.