À la mi-2026, les économies d'Afrique de l'Ouest affichent des trajectoires contrastées. Au Ghana, l'inflation est repartie à la hausse pour le troisième mois consécutif, tandis que la Côte d'Ivoire conserve une croissance parmi les plus dynamiques du continent et que le Nigeria voit ses perspectives légèrement révisées. Un tableau nuancé qui reflète la diversité des situations et des défis de la sous-région.
Ghana : l'inflation remonte à 5,3 %
Au Ghana, le taux d'inflation annuel a progressé pour le troisième mois d'affilée, atteignant 5,3 % en juin après 3,7 % en mai. Cette accélération, portée notamment par le coût de produits non alimentaires, intervient après une longue phase de désinflation qui avait ramené la hausse des prix à des niveaux bien plus modérés. Pour les autorités monétaires d'Accra, l'enjeu est de contenir cette dynamique sans casser la reprise, dans une économie qui sort progressivement d'une période de fortes turbulences.
Côte d'Ivoire : une croissance parmi les plus fortes du continent
En Côte d'Ivoire, la conjoncture reste porteuse. La croissance devrait avoisiner 6,4 % en moyenne sur la période 2026-2027, tirée par les hydrocarbures, les mines et les services. L'inflation y demeure maîtrisée, à 1,8 % en juin, un niveau qui préserve le pouvoir d'achat des ménages et l'attractivité du pays pour les investisseurs. Cette performance conforte Abidjan dans son rôle de locomotive de l'Union économique et monétaire ouest-africaine.
Nigeria : des prévisions revues mais une stabilité en amélioration
Première économie du continent, le Nigeria voit sa prévision de croissance ramenée à 4,1 % pour 2026 par le Fonds monétaire international, contre 4,4 % anticipés en début d'année, en raison notamment d'un environnement international incertain. L'institution relève toutefois une amélioration de la stabilité macroéconomique du pays et des effets favorables sur ses termes de l'échange, tout en pointant les risques liés à l'inflation, en particulier sur les prix des produits de première nécessité. Un équilibre encore fragile, à l'image d'une sous-région où la reprise coexiste avec de fortes vulnérabilités.