La délégation régionale de la Cameroon Water Utilities Corporation (Camwater) dans l'Extrême-Nord a annoncé la remise en service du forage F13A à Maroua, à l'issue de travaux de réhabilitation du coffret électrique et de remplacement de l'électropompe. Les équipements ont été déclarés pleinement opérationnels, une nouvelle qui vient renforcer, même modestement, l'alimentation en eau potable d'une ville régulièrement confrontée à des tensions sur la ressource.
Des travaux techniques ciblés sur l'électropompe et le coffret
Selon Camwater, l'arrêt du forage F13A était lié à une défaillance du coffret électrique et de l'électropompe, deux équipements essentiels au bon fonctionnement de l'ouvrage. Les équipes techniques de l'opérateur public ont procédé au remplacement de l'électropompe et à la réhabilitation complète du coffret, permettant une remise en eau immédiate. Ce type d'intervention, courant sur un parc de forages vieillissant, illustre les efforts continus de maintenance nécessaires pour maintenir la continuité du service dans une région où chaque point d'eau compte.
Maroua, une ville sous tension hydrique récurrente
Chef-lieu de la région de l'Extrême-Nord, Maroua fait face à une demande en eau potable croissante, portée par la démographie urbaine et par la présence de populations déplacées fuyant l'insécurité. Les coupures et pannes techniques, qu'elles touchent le réseau de distribution ou les ouvrages de captage comme les forages, provoquent régulièrement des difficultés d'approvisionnement pour les ménages, les établissements scolaires et les structures de santé de la ville, obligeant parfois les habitants à recourir à des sources alternatives moins sûres.
Une série d'interventions pour sécuriser l'approvisionnement
La remise en service du forage F13A s'ajoute à une série de travaux engagés ces derniers mois dans le Septentrion pour renforcer la desserte en eau potable, à l'image des chantiers en cours à Garoua où un volume supplémentaire de 12 000 m³ par jour est attendu dans le réseau. Pour les autorités locales, la multiplication de ces interventions ponctuelles doit progressivement se traduire par une meilleure résilience du système d'approvisionnement, dans une région où l'accès à l'eau demeure un enjeu sanitaire et social de premier plan.