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Économie

Économie : la CEDEAO franchit une étape clé pour le Gazoduc Afrique Atlantique reliant le Nigeria au Maroc

Infrastructure energetique et marche regional, illustration de l'accord sur le Gazoduc Afrique Atlantique en Afrique de l'Ouest

Les pays membres de la Communauté économique des États de l'Afrique de l'Ouest (CEDEAO) ont signé un accord soutenant la mise en œuvre du Gazoduc Afrique Atlantique, un mégaprojet énergétique destiné à relier le Nigeria au Maroc en traversant treize pays ouest-africains. Cette signature marque une étape décisive pour une infrastructure présentée comme un levier majeur d'intégration économique et énergétique régionale.

Une infrastructure hors norme à l'échelle du continent

Le Gazoduc Afrique Atlantique doit permettre de transporter jusqu'à 30 milliards de mètres cubes de gaz naturel par an, reliant les champs gaziers du golfe de Guinée aux marchés d'Afrique de l'Ouest, du Maghreb et, à terme, d'Europe. Porté conjointement par le Nigeria et le Maroc depuis plusieurs années, le projet est censé désenclaver énergétiquement plusieurs pays côtiers et enclavés de la sous-région, en offrant un accès élargi au gaz naturel pour la production d'électricité et le développement industriel.

Un enjeu d'intégration régionale porté par la CEDEAO

En s'engageant collectivement en faveur du projet, les États membres de la CEDEAO entendent accélérer sa concrétisation et mutualiser les efforts de financement, de coordination technique et de sécurisation du tracé, qui doit traverser des zones aux réalités économiques et sécuritaires très diverses. L'organisation régionale y voit un outil complémentaire à ses autres chantiers d'intégration, dans la même veine que la relance annoncée de la monnaie unique ECO, prévue pour 2027.

Des défis de financement et de mise en œuvre

Malgré cette avancée diplomatique, le financement intégral du gazoduc, estimé à plusieurs milliards de dollars, reste à sécuriser auprès des bailleurs internationaux et des investisseurs privés. Les experts soulignent également les défis techniques et sécuritaires liés à la construction d'une infrastructure aussi longue, traversant des zones parfois exposées à l'instabilité. Pour les pays d'Afrique de l'Ouest, la réussite du projet représenterait néanmoins une opportunité de diversification énergétique et de recettes nouvelles pour les économies traversées.

⚠️ Article rédigé par la rédaction de Le Sahel TV