Le dernier tournoi du Grand Chelem de la saison ouvre ses portes le 23 août 2026 au centre national de tennis Billie Jean King, à Flushing Meadows, dans le Queens. La quinzaine s'étire jusqu'au 13 septembre, selon un format élargi désormais bien installé : une semaine préliminaire dite Fan Week, puis les tableaux principaux à partir du 30 août. Le tirage au sort des simples est attendu le 27 août.
Un format en deux temps désormais installé
La séquence du 23 au 29 août combine les qualifications, les entraînements ouverts au public, un championnat de double mixte au format remanié et des animations familiales, dont la traditionnelle journée destinée aux enfants. Ce dispositif, expérimenté puis pérennisé, allonge de fait la durée d'exposition médiatique du tournoi.
Les tableaux principaux de simple messieurs et dames débutent le dimanche 30 août, avec cent vingt-huit joueurs et joueuses de chaque côté. La finale dames et la finale messieurs closent la quinzaine dans les derniers jours, jusqu'au 13 septembre.
Le tirage au sort, fixé au 27 août, constitue le premier vrai rendez-vous d'intérêt sportif : il détermine les trajectoires possibles et, souvent, les affiches précoces entre têtes de série et outsiders.
Une préparation américaine perturbée
La tournée nord-américaine qui précède le tournoi a été marquée, cette année encore, par des forfaits et des gestions de charge. Le Masters 1000 de Cincinnati, disputé début août, a vu plusieurs têtes d'affiche renoncer ou écourter leur participation, ce qui a redistribué les repères habituels avant le Grand Chelem new-yorkais.
Ces ajustements sont devenus la norme sur un calendrier dense, où les joueurs et joueuses arbitrent entre points au classement et fraîcheur physique. Ils rendent aussi les pronostics plus incertains : les états de forme réels ne se révèlent souvent qu'aux premiers tours.
Il convient donc de rester prudent sur les listes d'engagés, susceptibles d'évoluer jusqu'au tirage au sort, voire au-delà en cas de forfait de dernière minute.
Ce que le tournoi représente pour le tennis africain
Le tableau principal de l'US Open reste un objectif difficile pour les joueurs et joueuses du continent, dont la représentation dépend largement des parcours en qualifications et des invitations. Les circuits de développement régionaux, financés de manière irrégulière, constituent le principal goulot d'étranglement.
Les meilleures performances africaines de la dernière décennie ont montré qu'un accès régulier aux tournois de préparation nord-américains, coûteux en déplacements, conditionne autant les résultats que le niveau de jeu lui-même.
Pour les publics africains, l'intérêt du rendez-vous new-yorkais tient aussi à ses horaires : les sessions nocturnes américaines se jouent en pleine nuit sur le continent, mais les sessions de journée tombent en soirée, ce qui en fait l'un des Grands Chelems les plus accessibles à suivre depuis l'Afrique centrale et de l'Ouest.