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Septentrion

Inondations : le Septentrion en vigilance renforcée du 26 au 30 août

Rue inondée et véhicules dans l'eau, illustration générique

L'Observatoire national sur les changements climatiques (ONACC) a placé neuf régions du Cameroun en alerte pour les derniers jours d'août. Deux fenêtres sont signalées, du 21 au 23 puis du 26 au 30 août 2026. C'est la seconde qui concerne le plus directement le Septentrion, où plusieurs villes et localités du Nord et de l'Extrême-Nord sont citées nommément.

Les localités citées dans le bulletin

Dans l'Extrême-Nord, le bulletin mentionne la ville de Maroua ainsi que Moulvoudaye, Logone-Birni, Mokolo, Koza, Mora, Yagoua, Kalfou, Kodogou et Guirvidig. Ces zones peuvent être touchées par des montées d'eaux entre le 25 et le 29 août selon les prévisions rendues publiques.

Dans la région du Nord, sont cités Barndaké, Gamba, Tcholliré, la ville de Garoua, Rey Bouba, Lagdo, Mayo-Lopé, Pitoa, Gali, Kourouk et Tchéboa, avec des périodes à risque situées du 21 au 22 puis du 26 au 29 du mois.

L'ONACC relie ce risque à des pluies torrentielles successives de longue durée et à des problèmes de drainage, qui peuvent faire monter le niveau des eaux dans certaines parties de ces régions.

Un relief et un habitat qui aggravent l'exposition

Dans le Septentrion, l'exposition tient moins à la seule quantité de pluie qu'à la configuration des sols et à l'urbanisation. Les mayos, ces cours d'eau saisonniers, se remplissent très vite lors des épisodes intenses et débordent dans des quartiers construits en contrebas.

L'occupation de zones basses et de lits d'écoulement, souvent faute d'alternative foncière, reste l'un des facteurs les plus documentés des dégâts observés lors des saisons précédentes. Les caniveaux obstrués prolongent la stagnation des eaux après l'épisode pluvieux.

Les conséquences dépassent l'habitat : routes coupées, champs submergés à un moment clé du cycle agricole, et risques sanitaires liés à la contamination des points d'eau dans les jours qui suivent.

Les recommandations et leurs limites

Le bulletin appelle les populations vivant à proximité des cours d'eau, dans les bas-fonds et dans les quartiers mal drainés à prendre des mesures préventives, notamment le curage des caniveaux et des canaux d'évacuation pour limiter les inondations urbaines.

Ces recommandations supposent des moyens collectifs. Le curage à l'échelle d'une ville comme Maroua ou Garoua relève d'une organisation communale, et les campagnes menées en amont de la saison n'ont pas fait l'objet d'un bilan public détaillé cette année.

À ce stade, aucun dispositif d'évacuation préventive n'a été annoncé pour les localités concernées. Les autorités régionales invitent à suivre les bulletins successifs de l'ONACC, dont la précision augmente à mesure que l'échéance approche.

⚠️ Article rédigé par la rédaction de Le Sahel TV