L'US Open 2026 aborde ses demi-finales à Flushing Meadows. Chez les dames, la numéro un mondiale Aryna Sabalenka, qualifiée au terme d'un quart de finale accroché face à la Tchèque Linda Noskova, retrouve l'Américaine Jessica Pegula. Chez les hommes, Frances Tiafoe et Ben Shelton se disputeront une place en finale dans un duel entièrement américain, après deux quarts de finale en cinq manches. Les finales sont programmées les 12 et 13 septembre.
Sabalenka à deux victoires d'un troisième sacre new-yorkais
La Biélorusse s'est extirpée d'un quart de finale disputé en trois manches très serrées face à Linda Noskova, avec deux jeux décisifs et près de deux heures et demie de jeu. Un scénario différent de son début de tournoi, jusque-là expéditif.
En face, Jessica Pegula s'est imposée dans un duel entre Américaines contre Emma Navarro, après avoir concédé la première manche. L'Américaine connaît bien ce stade de la compétition à New York, où le soutien du public constitue un facteur non négligeable en session nocturne.
Une victoire finale placerait Sabalenka sur une trajectoire rare dans l'histoire récente du tournoi. La prudence reste toutefois de mise : sur dur, à ce niveau, l'écart entre les meilleures joueuses se joue souvent sur quelques points.
Un carré masculin renouvelé
Frances Tiafoe s'est qualifié après avoir renversé Alex Michelsen, mené deux manches à rien. Ben Shelton, de son côté, a écarté Carlos Alcaraz au terme d'un match en cinq sets conclu au super jeu décisif — l'un des résultats les plus marquants de cette quinzaine.
L'élimination d'Alcaraz, combinée aux absences et contre-performances enregistrées plus tôt dans le tableau, ouvre une séquence inhabituelle : le prochain vainqueur pourrait ne pas figurer parmi les noms attendus en début de tournoi.
Pour le tennis américain masculin, un duel de demi-finale entre deux joueurs nationaux constitue en soi un événement, dans un tournoi du Grand Chelem que les États-Unis n'ont plus remporté en simple messieurs depuis longtemps.
Le Grand Chelem américain, vitrine mondiale
L'US Open reste, avec Wimbledon, l'un des rendez-vous les plus suivis du calendrier, y compris sur le continent africain où le tennis progresse lentement mais régulièrement en audience et en pratique encadrée.
Les fédérations africaines s'appuient sur ces fenêtres médiatiques pour soutenir leurs programmes de détection. Les infrastructures restent le principal frein : le nombre de courts en dur homologués demeure très limité dans la plupart des pays de la sous-région.
Les finales du 12 et du 13 septembre clôtureront une quinzaine marquée par des matchs longs et par le renouvellement partiel des deux tableaux — un signal que la hiérarchie du circuit continue de se recomposer.