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Extrême-Nord

Inondations et orages : l'Onacc place le Septentrion en alerte du 11 au 20 septembre

Rue inondée après de fortes pluies, illustration générique

L'Observatoire national sur les changements climatiques (Onacc) a publié son 272e bulletin de prévisions, qui couvre la période du 11 au 20 septembre 2026. Le document identifie quatre risques principaux sur le territoire national : inondations, glissements de terrain, vents violents et orages accompagnés de foudre. Neuf des dix régions du pays sont concernées par le risque d'inondation, dont le Nord et l'Extrême-Nord, où plusieurs localités sont nommément citées avec des dates précises.

Des dates et des localités précises pour le Septentrion

Dans l'Extrême-Nord, l'Onacc situe le risque d'inondation entre le 16 et le 18 septembre 2026, en pointant particulièrement Logone-Birni et Guéré, deux localités du département du Logone-et-Chari régulièrement exposées aux débordements du Logone en fin de saison des pluies.

Dans la région du Nord, le bulletin retient les localités de Barndaké, Gamba, Tcholliré, Laro et Mayo-Oulo, avec des risques annoncés pour les 13, 14, 16 et 19 septembre. Ce calendrier échelonné correspond au pic habituel des précipitations dans les bassins versants du Septentrion, où les crues se propagent souvent en quelques heures.

Le Sud-Ouest est également classé parmi les régions les plus exposées, avec une longue liste de localités concernées les 11, 12, 17 et 19 septembre, de Limbe à Mamfe en passant par Tiko, Buea, Mundemba et Ekondo-Titi. Les épisodes d'orages et de foudre, eux, sont annoncés les 11, 13, 16 et 20 septembre sur le Centre, l'Est, le Sud, l'Adamaoua, le Littoral et le Nord-Ouest.

Un avertissement qui arrive en pleine campagne agricole

La période visée par le bulletin coïncide avec une phase sensible pour les cultures du Septentrion. Dans les bassins cotonniers et céréaliers du Nord et de l'Extrême-Nord, les fortes pluies d'août et de septembre peuvent noyer les parcelles, emporter des semis et compliquer l'accès aux champs par des pistes rurales détrempées.

Les années précédentes ont montré l'ampleur que peuvent prendre ces épisodes lorsqu'ils se cumulent : milliers d'habitations endommagées, dizaines de milliers d'hectares submergés et déplacements de populations dans les départements du Logone-et-Chari, du Mayo-Danay, du Diamaré et du Mayo-Tsanaga. Le bulletin de l'Onacc ne préjuge pas de l'intensité des pluies à venir, mais il identifie les fenêtres de vigilance.

La rentrée scolaire, effective depuis le 7 septembre, ajoute un enjeu supplémentaire : dans les zones basses, les inondations coupent parfois les accès aux établissements et retardent la reprise effective des cours pendant plusieurs jours.

Ce que recommandent les autorités

L'Onacc invite les populations à une vigilance maximale sur l'ensemble de la période. Parmi les mesures préconisées figurent le curage des caniveaux et des ouvrages de drainage, la suspension des déplacements non urgents pendant les fortes pluies et l'éloignement des bâtiments fragiles ou des arbres isolés en cas d'orage.

L'observatoire recommande également aux collectivités locales d'anticiper l'évacuation des points bas et de vérifier l'état des digues et des remblais. Dans le Logone-et-Chari, la question des ouvrages de protection revient régulièrement dans le débat public après chaque épisode de crue.

Ces bulletins décadaires, publiés tout au long de la saison, sont conçus comme un outil d'alerte précoce à destination des administrations, des communes et des services d'urgence. Leur portée reste probabiliste : ils signalent des fenêtres de risque élevé, sans garantir que chaque localité citée sera effectivement touchée.

⚠️ Article rédigé par la rédaction de Le Sahel TV