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AES

AES : un protocole additionnel scelle la coopération transfrontalière entre les trois États

Bâtiment institutionnel abritant une assemblée en Afrique

La concertation des ministres chargés de l'Administration territoriale de la Confédération des États du Sahel (AES) s'est achevée le 16 septembre 2026 à Ouagadougou par la signature d'un protocole additionnel au traité fondateur de la Confédération, consacré à la coopération transfrontalière entre le Burkina Faso, le Mali et le Niger.

Un texte de vingt-sept articles pour encadrer les zones frontalières

Le protocole additionnel, composé de vingt-sept articles, vient compléter le traité portant création de la Confédération des États du Sahel en instaurant un cadre juridique commun pour la gestion des zones frontalières entre les trois pays membres.

Selon les ministres présents, ce texte consacre juridiquement l'engagement des trois États à conjuguer leurs efforts pour une gestion concertée, coordonnée et solidaire de ces régions, considérées comme des zones sensibles sur le plan sécuritaire comme économique.

Un second instrument, portant sur la mise en place d'un cadre de concertation entre les autorités administratives des régions frontalières de l'espace confédéral, a également été adopté à l'issue de ces travaux.

Une étape qui doit encore franchir la ratification

Le protocole additionnel doit désormais franchir les étapes institutionnelles prévues avant son entrée en vigueur, notamment sa soumission à la ratification des trois États confédérés, une procédure dont le calendrier n'a pas été précisé à ce stade.

Cette signature s'inscrit dans la continuité des efforts de structuration juridique entrepris par l'AES depuis sa transformation en confédération, qui a déjà donné lieu à plusieurs textes communs dans les domaines de la défense, de la monnaie ou de la libre circulation.

Les autorités des trois pays présentent ces nouveaux instruments comme un jalon supplémentaire dans la consolidation de l'espace confédéral, sans toutefois détailler publiquement les moyens concrets qui seront mobilisés pour leur mise en œuvre effective.

Les zones frontalières, un enjeu sécuritaire et économique majeur

Les régions frontalières entre le Burkina Faso, le Mali et le Niger concentrent une part importante des activités de groupes armés non étatiques actifs dans la zone dite des trois frontières, ce qui explique l'attention particulière portée par l'AES à leur gestion coordonnée.

Au-delà de la dimension sécuritaire, ces zones sont également des espaces d'échanges économiques et de mobilité des populations, pour lesquels une meilleure coordination administrative pourrait faciliter la circulation des biens et des personnes.

La mise en œuvre effective de ce protocole dépendra en grande partie de la capacité des administrations locales à harmoniser leurs pratiques, un défi que plusieurs observateurs jugent important compte tenu des disparités de moyens entre les différentes régions concernées.

⚠️ Article rédigé par la rédaction de Le Sahel TV