Des organisations de la société civile de sept pays d'Afrique centrale ont lancé, le 24 septembre 2026 à Accra (Ghana), le Réseau des organisations de la société civile pour la consolidation de la démocratie en Afrique centrale (ROCiDAC). Objectif affiché : renforcer la transparence des élections et la participation citoyenne dans une sous-région où l'espace civique reste souvent contraint.
Sept pays réunis autour de l'intégrité électorale
Le réseau rassemble des organisations du Tchad, du Gabon, de la Centrafrique, du Burundi, du Cameroun, de la République démocratique du Congo et de la République du Congo, selon Tchadinfos et le journal tchadien Le Pays.
Il a vu le jour en marge du troisième Sommet sur l'intégrité électorale organisé à Accra, une rencontre consacrée à la transparence des scrutins et à la gouvernance démocratique.
L'ambition du ROCiDAC est de mettre en commun les expériences nationales, de donner davantage de visibilité à des acteurs qui travaillent souvent dans des contextes difficiles et de replacer le citoyen au centre des processus électoraux.
Un Tchadien désigné coordonnateur exécutif
Gombo Breye Houzibé, représentant l'Observatoire des associations sur le processus électoral au Tchad (OAPET), a été désigné à l'unanimité coordonnateur exécutif du réseau.
Ce choix place un acteur tchadien au centre d'une plateforme régionale dédiée à l'observation électorale et à la promotion de la démocratie. Les statuts, le siège et les modalités de financement du réseau n'ont pas été détaillés publiquement à ce stade.
Les organisations fondatrices devront maintenant définir un programme de travail commun, notamment en matière d'observation des prochains scrutins de la sous-région.
Un calendrier électoral chargé dans la sous-région
Le lancement intervient alors que plusieurs pays d'Afrique centrale préparent des échéances importantes. Au Cameroun, les élections législatives et municipales couplées ont été reportées au-delà de 2026, et la question du cadre électoral reste débattue.
Dans ce contexte, la capacité d'un réseau régional à produire des observations indépendantes et crédibles sera scrutée, tant par les partenaires internationaux que par les autorités nationales.
Reste à voir comment les gouvernements concernés accueilleront cette nouvelle voix citoyenne, dans des pays où les organisations de la société civile se plaignent régulièrement de restrictions d'accès aux bureaux de vote et à l'information.